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  • : Le blog de Douar_Nevez
  • : la Bretagne, l'apprentissage de la langue bretonne et les merveilles de la nature: animaux, fleurs.. et mon histoire d'amour. Je ne savais pas que je pouvais écrire comme il faut que je sois passionnée!!
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 Cliquez sur la chanson que vous désirez  fredonner.. e brezhoneg evel-just !! 
(en breton , bien sûr !!!)



 

 




hag e galleg, ivez. (et en français, aussi)

 



                                                        
   

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Le blog de Douar_Nevez

                 Brav eo Breizh

         Grande nouvelle, mes ami(e)s
vous pouvez entendre
  la prononciation des mots!


                                           

                                                       

                                                    


 

      

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:02

 

       Un gros mot que Papa nous avait appris à mon frère et à moi quand nous étions petits.

 

        Voulez-vous l'apprendre ?  .


        Traduit en français, il est surtout rigolo. Mon père, enfant, le disait quand il n'arrivait pas à faire quelque chose.

 

Kaoc'h  ki  du  

 

korkidu

  (merde de chien noir) (de la merde de chien noir)

 

phonétique

 

* kaoc'h = k0X =merde            Nom masculin

 

* ki = ki = chien                    Nom masculin

  Pluriel = chas = cha:S


* du = du = noir(e)(s)             Adjectif


 

      

 

  Kaoc'h ki du

korkidu


C'est très facile à dire, non?

      Je vous vois sourire  .

 

     Les adultes disent plutôt  Gast ! = gasT ! Mon père m'a toujours dit que cela voulait dire mauvais mais en fait la traduction serait plutôt "putain"!  (putain utilisé comme dans le midi de la France, zut, merde!).

 

Remarques importantes:

* Il n'y a aucun article.

* L'adjectif est derrière le nom qu'il qualifie.

 

De nouvelles leçons à venir, sûrement !  

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 06:07
       Une deuxième petite histoire....

                     Les souvenirs de mon Père
.


Noël à la maison:

    Il n'y a rien, pas de sapin, pas de décoration. Le repas est le même que d'habitude, soupe au lait ou soupe à l'oignons (zoubenn rouz) avec des petites tranches de pain.

    Un grand feu  flambe dans la cheminée. Il n'y a que les enfants qui déposent leurs sabots, autour d'elle mais ils doivent être propres!!

    Alors, on enlève la boue, on les  "cire"  avec la suie noire du chaudron et on renouvelle la paille à l'intérieur.

    Ces simples gestes nous rendent heureux et nous les faisons tous avec plaisir. Nous savons ce que nous allons avoir car nous avons toujours le même Noël... mais nous sommes joyeux.

     Le matin, nous nous levons plus tôt, pour découvrir dans nos sabots, sur la paille fraîche, un petit Jésus en sucre rose et une orange enveloppée dans un papier de soie. Ce sont mes soeurs, la veille, qui les avaient achetés au bourg, sûrement.

     C'est un véritable bonheur !!!! 

     Nous tous, nous serrons, regardons ces merveilles, nous ne les mangeons pas.... pas tout de suite. Nous savourons le plaisir de les avoir, tout simplement. Froisser le papier de soie, sentir l'orange...

    Les jeunes adultes, eux, sont allés à la messe de minuit et certains, après,  mangeront des tripes et boiront "ur banne gwin ruz".( du vin rouge)


PS:

     Vous n'allez pas le croire, mais tous les ans, nous offrons à  Papa un petit Jésus en sucre et une orange enveloppée d'un papier de soie !!! Nous tenons à cette tradition qui chaque fois lui rappelle... les seules douceurs de son enfance... et son émotion est perceptible.

     Comme le monde a changé...  ne trouvez-vous pas ?

     Papa est né en 1925, quel enfant serait émerveillé, en 2008, par de tels cadeaux?? 

     J'espère que la lecture de ces quelques souvenirs vous auront plu.


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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 06:07
       Noël n'est pas la fête que l'on connaît maintenant... je vais vous raconter une petite anecdote...

                     Les souvenirs de mon Père.



A l'école:

    Un sapin a été abattu, dans le bois du Manoir, par le maître et les enfants. Un bel arbre, grand et bien fourni ramené sur une carriole et se sont les enfants encordés qui la tirent. 

    Il a été dressé dans la classe des grands. L'arbre était tellement haut qu'il touchait le plafond. C'était l'unique sapin de l'école des garçons.

    Le maître avait fait part, aux élèves, des quelques cadeaux qui y seraient accrochés et de leurs valeurs en bons. (vous avez bien lu, ce ne sont pas de réels "cadeaux", offerts).

     Le plus beau cadeau était un petit train mécanique avec ses rails.... 

     J'en ai eu envie, terriblement envie..  moi qui n'avait jamais de  vrai cadeau, comme tous mes frères et soeurs d'ailleurs.

     Rentré, à la maison, je suis monté sur une chaise, pour atteindre le petit pot de faience placé bien haut sur l'étagère de la cheminée. Alors, j'ai pris les bons de chicorée Williot que Maman économisait pour les échanger contre des torchons. Le compte était bon, il y en avait assez, je pourrai avoir le petit train.

     J'ai donné les bons au maître et j'ai attendu avec impatience la remise des cadeaux. Le jour venu, c'est lui qui le décrochât de la cîme du sapin et qui me le donnât sous l'oeil étonné de mes camarades qui connaissaient la pauvreté de notre famille.


     Je suis rentré heureux à la maison mais en même temps un peu honteux. Je savais que ce n'était pas bien.

    Je me suis caché et j'ai monté les rails dans la grange, avec mon frère Jean. C'est le premier et seul "cadeau"  que nous avons eu de l'extérieur. 

    Maman ne s'était encore aperçue de rien. Il ne faudra que quelques jours pour qu'elle se rende compte de la disparition de ses précieux bons.

                       Qui a pris mes bons !!!!

     Elle questionnât, elle cherchât... quelqu'un finit par parler. Elle n'allait pas souvent à l'étage de la grange qui servait d'entrepot aux grains ( avoine, orge, seigle..) mais finit par trouver le petit train. Le coupable  avait donc été démasqué, je fus grondé et je dus le prêter à tous mes autres frères et soeurs.. qui furent bien heureux d'en profiter, aussi. Un cadeau bien fragile qui n'a pas résisté longtemps, bien moins longtemps que les si précieux torchons qu'auraient pu avoir Maman.




Ce souvenir est toujours présent dans ma mémoire, 73 ans après, pauvre Maman avec tous ses garnements...!!!



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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 06:06
                Tu (vous) ne réfléchis pas =   ho spered  zo chomet war an douar.( votre esprit est resté sur la terre)

        Tu (vous) te moques de moi =  c'hwi zo deuet amañ c'hoarzhiñ ba ma genoù.  
(vous êtes venus ici rire à ma bouche)


         Ce n'est pas simple de trouver le sens précis de ces phrases!!  La traduction au mot à mot ne donne qu'une ébauche d'idée !!!
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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 06:04
     Je lisais un texte à mon cousin, en breton, évidemment  et celà lui a rappelé une expression qu'il avait mainte fois entendue prononcée, par des anciens.

     Quand on pense à quelque chose en son for intérieur, on dit.

   Soñjet 'meus an dra-se  etre ma roched ha ma chouk.

     La traduction fait bizarre ... " J'ai pensé à celà entre ma chemise et ma nuque."... il ne faut pas traduire en fait, il faut voir l'image.... pas facile quand on pense français !!! 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 06:09
     Avant, on donnait de l'ajonc broyé aux chevaux, pour économiser le foin. Les chevaux appréciaient.

     Une nuit de pleine lune, un paysan va voler l'ajonc dans le champ de son voisin. Il remplit sa fourchée avec attention, pour en prendre le maximum et ... il s'en va.

     Mais voilà que le  propriètaire l'interpelle et lui dit:

- " Où vas-tu, comme ça, avec mon ajonc? Sur ton épaule?"
- "Quel ajonc ? C'est à moi et je rentre!"
- "Je viens de te le voir prendre, dans ma parcelle! Peux-tu jurer sur la lune qu'il est à toi ?"
- " Oh, oui! Que je sois avalé par la lune si je mens!"

   Bien sûr, il fut aspiré par la lune... et on le voit encore... les nuits de pleine lune, avec sa fourchée d'ajonc, sur son épaule.



     Voilà, ce que racontait les grands-mères à leurs petits: -" Si vous mentez, vous serez avalés par la lune."
    
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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 06:06

 Le Cloître-Pleyben  

     Le mot utilisé, dans ce coin de Bretagne pour dire pourquoi, n'est pas perak. Mon Père et mon Cousin disent, en phonétique: blambètr.
 
     Dans la prononciation, on entend  blame, sans accentuer le e final.
Pour la 2ème syllabe: bèt-tre  ,dit rapidement. L'accent tonique est sur bèt, le tre final est donc très "léger".

     J'avais cherché dans tous mes livres mais rien ne correspondait à celà. Je viens d'avoir la reponse sur le forum de Brezhoneg ar Bobl. Je suis assez stupéfaite!

     Quand je dis, qu'ils avalent les mots, vous allez comprendre. Voilà pourquoi, c'est aussi difficile de vouloir apprendre avec eux.
 
     ATTENTION, tenez-vous bien!!
 
     blambètr = abalamour da betra.

     Un mystère de résolu, c'est fantastique, non? Je ne sais pas mais je crois qu'il y en aura d'autres... à résoudre.


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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 06:03
Le Cloître-Pleyben:
 
    Quand on a dit quelque chose et que l'on n'est pas vraiment cru, on dit alors:
     - Si je mens que je sois avalé par la lune.
 
     On certifie, ainsi, que celà est bien vrai. Je n'ai pas réussi à avoir le début de la phrase... pas cette fois.

     lonket ga 'r loar    (lonket gant ar loar)



      lonket 'vin ga'r loar ... (je serai avalé par la lune...)

     lonket ga'l loar ma me 'lâr gevier.
     ( avalé par la lune si je dis des mensonges)
Je sais, que ce n'est pas comme dans les livres (me après ma) mais c'est comme celà que ça été dit, par une autre personne.

     Pourquoi une fois ar loar et une autre fois al loar. Ar loar a été dit par un bretonnant de naissance, qui ne lit ni n'écrit le breton. Al loar, par une personne beaucoup plus jeune, qui le lit et l'écrit.
     De toutes les façons, ils avalent tellement les mots qu'à l'oreille il n'y a pas de différence. L'article n'est pas une chose importante, on ne l'entend presque pas.


                _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _


Version plutôt du Léon, même sens:

M'emaon o lavared  gevier ra vezin lonket gant al loar = Si je mens que je sois avalé par la lune.

M'emaon o livañ gevier ra vezin stlapet an tan.

M' = ma

Version vannetaise, dans le sens inverse, on ne croit pas à ce qui vient d'être dit:

An dra-sen zo ken gwir èl 'ma Zant Yann mamm da Zoue = c'est aussi vrai que Saint Jean est la mère de Dieu.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 06:10
     Je ne crois pas que celà va être facile de pouvoir vous faire partarger ce que je vais essayer de vivre.

     Ici, il n'y aura pas de grammaire, de conjugaison, d'orthographe...  mon cousin va être heureux!!! Je veux juste essayer de parler... à sa manière. Son breton est différent et il ne se souvient pas toujours très bien, mais il le parle naturellement et comprend tous les bretonnants KLT.

     Je voulais seulement vous dire, comment il prononce les mots, où il met l'accent... malheureusement, je ne peux retranscrire les sons, en API. J'enregistrerai les phrases, si je peux . Pourquoi pas lui???? Ce serait bien mieux!!! Je suis d'accord avec vous... mais ça ne se fera pas, c'est comme ça.

    On va voir comment celà marche, c'est un essai  . J'espère qu'il sera probant.

     Si j'arrive à collecter des expressions, je vous en ferai part, aussi.

     Celà risque d'être un peu fouillis et décousu, mais je ferai au mieux...



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