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  • : Le blog de Douar_Nevez
  • Le blog de Douar_Nevez
  • : la Bretagne, l'apprentissage de la langue bretonne et les merveilles de la nature: animaux, fleurs.. et mon histoire d'amour. Je ne savais pas que je pouvais écrire comme il faut que je sois passionnée!!
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 Cliquez sur la chanson que vous désirez  fredonner.. e brezhoneg evel-just !! 
(en breton , bien sûr !!!)



 

 




hag e galleg, ivez. (et en français, aussi)

 



                                                        
   

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Le blog de Douar_Nevez

                 Brav eo Breizh


         Grande nouvelle, mes ami(e)s

vous pouvez entendre

  la prononciation des mots!


                                           

                                                       

                                                    


 

      

Archives

8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:02

 

 

 

 

 

 

                      La Marque Bretagne fête ses deux ans!

325 partenaires utilisent désormais ce logo.

 

Pour en savoir plus:

 

Région Bretagne

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 00:03

 

     Voulez-vous connaître les noms des stations, proposés pour le futur tram de Brest?  ( mise en service en juin 2012).

 

     Cliquez sur le lien suivant si vous désirez les découvrir ainsi que leur histoire:


http://stations.letram-brest.fr/html

 


Le choix sera dévoilé le 23 juin 2011.

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 00:03

Souvenirs de mon père:

     Le blé noir représentait 5% (10% au grand maximum) de toutes les "céréales" cultivées dans la ferme.

    Pour moudre le sarrasin, il fallait aller au moulin.

    Avec un sac de farine de 50 à 60 kg que faisait-on?

    On faisait des crêpes, Papa dit crêpes (29 Finistère), Maman dit galettes (35 Ille-et-Vilaine).

    Les crêpes que mangeaient Papa étaient beaucoup plus grandes et fines que celles que pouvait manger Maman.

    Généralement la crêpe était coupée en lanières et mis dans la soupe. Parfois aussi, il la mangeait avec un bout de lard.... rien à voir avec les galettes que nous commandons dans les crêperies actuelles, n'est-ce pas?

    La base de l'alimentation était le pain, les pommes de terre et la vieille truie qui ne pouvait plus avoir de petits.

 

   On ne se disait pas "Bon Appétit", une phrase qui n'existe pas vraiment en breton car..... on ne se souhaite pas "bon appétit" quand on mange tout juste à sa faim.

   Heureusement, il y avait des pommiers dans les champs des voisins, des oeufs dans les nids d'oiseaux, des poires dans le jardin du curé  et le boulanger au village du Cloître-Pleyben qui parfois donnait une brioche.

 

   C'était, il n'y a pas si longtemps.... dans les 70 ans.



 

Pour en savoir plus sur le blé noir:

http://www.journal-la-mee.fr/1665-bretagne-le-ble-noir

http://www.paysan-breton.fr/article/6542/ble-noir-%3A-les-surfaces-augmentent.html

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:03

 

Souvenirs de mon père:


     Le temps de la récolte est venu. 

 

     La faucheuse est tirée par 2 chevaux, des tas non liés tombent sur le sol ... on ramasse la gerbe que l'on érige en cône autour de la jambe, on retire la jambe et ça tient tout seul debout.... on recommence avec le tas suivant... et ainsi de suite..... c'est tout simple, non?   Vous vous y voyez, n'est-ce pas?

 

     Le sarrasin avec ses tiges rouges bien rigides et bien grainées s'érige en petits cônes dressés sur tout le champ.

     On le laisse sécher quelques jours, pas longtemps, puis on le charge sur la charrette, direction la ferme.... pour le battage.

     Dans un terrain gras, les tiges auraient été plus hautes, plus grosses et molles... alors on n'aurait pas pu faire ces belles tours !!! La récolte ne serait pas bonne car les tiges ne serait pas bien grainées et souvent pourries.

 

     On bat le grain avec une machine (une batteuse) ou à la main avec un fléau.

     La "paille"  (les tiges) ne peut pas être mangée par les animaux car elle fermente et pourrit vite, on s'en sert de litière.

     Le son sert de complément alimentaire aux cochons.

     Le grain est mis à sécher dans le grenier.

 

     Le blé noir  est dense et nettoie le terrain. L'année suivante, on amendera le sol (on ajoutera du fumier)  et on plantera des pommes de terre, des betteraves, du seigle, de l'avoine....  c'est le blé qui a besoin du sol le plus riche pour bien pousser.

    On ne plantait jamais de suite la même chose, on pratiquait l'assolement.

 

Si vous désirez en savoir plus sur l'assolement, cliquez sur le lien ci-après:

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1976_num_31_3_293741


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 00:03

 Souvenirs de mon père:


 

     Fin mai, début juin, on sème le grain à la main, à la volée.... vous connaissez cette expression "le geste auguste du semeur"!


    Il faut surtout bien faire attention qu'il y en ait partout, qu'il soit bien réparti. Chacun possède son geste... très reconnaissable.


    Ensuite on repasse la herse pour enfouir les graines, puis le rouleau pour tasser la terre et la rendre uniforme.

    Le sarrasin est très sensible au froid, aux gelées c'est pour cela que sa plantation est si tardive.

 

   La récolte se fera 3 mois après, en septembre.

 

   Aucun traitement n'était employé à cette époque.

 

   Sur cette ancienne lande, le blé noir sera beau, les tiges ne se coucheront pas et resteront bien droites. Semé sur un sol trop riche, le blé noir se coucherait, tomberait et pourrirait .... en plus.....il faudrait le couper à la main, à la faucille. 


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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 14:00

     Un petit quizz rigolo proposé par l'Internaute ...

Bretagne ou Normandie ? 


http://www.linternaute.com/sortir/questionnaire/fiche/15184/d/f/1/

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 00:03

Souvenirs de mon père:

 

     Maintenant 3 chevaux de front tirent le cultivateur.... il est composé de 9 grands socles précédés d'une roue, possédant un système de réglage de la profondeur. Ce sont des lames à ressort mais qui arrivent à casser parfois sur un restant de souche.


     Le cultivateur efface les sillons, nivelle et dégrossit la terre.

 

     Puis pour parfaire le travail, c'est au tour de la herse de passer. Cette grille, tirée par 2 chevaux côte à côte, a des dents en quinconce, elle affine la terre et finit de la niveler.

 

    C'est bon le champ est tout plat et prêt à être semé. 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 00:03

Souvenirs de mon père:

 

     Le champ est pris dans le sens de la longueur au plus près du talus. Au bout du premier sillon, les 2 premiers chevaux tournent, puis les 2 autres et là se sont les deux derniers tous seuls qui tirent la charrue.... voilà pourquoi c'est la place des 2 chevaux les plus puissants.

     2 hommes sont nécessaires pour basculer la charrue, la remettre en bonne position pour recommencer un nouveau sillon. Ceux-ci sont espacés de 50 cm et font 30 à 40 cm de profondeur.

     Les sillons doivent faire la même longueur, autant que possible.

     Quand toutes les longueurs sont faites, il faut faire les travers.... la partie où la charrue n'est pas passée...dans la largeur.

 

     Souvent, au niveau des grosses souches, les 6 chevaux tirant de toutes leurs forces restent bloqués. Un homme avec sa "trañch-pig" coupe alors les racines pour décoincer la charrue et permettre aux chevaux d'avancer à nouveau.

 

     Quand tout le champs est fait, la charrue peut être rendue au forgeron... le plus vite possible car on paye à la journée.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 00:03

Souvenirs de mon père:

 

      Ce sont les hommes qui préparent le futur champ en premier.Ils taillent la lande, l'ajonc. Les tiges vertes sont entièrement coupées cette fois et ramenées à la ferme pour nourrir les chevaux. Les trognons sont coupés au plus ras de la terre. Il ne reste plus que les souches et les racines....

 

      La grosse charrue arrive du bourg.... sur ses roues, un seul cheval suffit pour la tirer.


     Pour défricher, il faudra atteler 6 chevaux à la grosse charrue pour pouvoir déraciner les souches. Très rarement ce sont 8 chevaux qui sont attelés. Les 2 chevaux les plus forts sont toujours mis au plus près de la charrue car se sont eux qui fourniront le plus d'efforts.

    A la ferme, il n'y a que 4 chevaux aussi est-il indispensable d'avoir ceux des voisins.

    Généralement, on en attèle 6, deux par deux et ça fait déjà une sacrée longueur à manoeuvrer.  Imaginez-vous cela?

    Les champs ne sont pas grands et sont bordés de talus, souvent le chemin d'accès devient inaccessible quand il pleut. 

 

     Voila, il n'y a plus qu'à commencer.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 00:03

Souvenirs de mon père:

 

     Les champs couverts de lande pouvaient servir à nourrir les chevaux en hiver.

     La partie verte était coupée à mi-hauteur comme ça elle pouvait repousser. Celle-ci était broyée et donnée aux chevaux.... mais jamais aux vaches.

 

     Quand on voulait planter du sarrasin, ces champs de lande étaient parfaits. Un terrain sec et pauvre est l'endroit idéal pour avoir du beau blé noir.

 

     Il faut juste défricher le champ et ce n'est pas une mince affaire. Beaucoup de chevaux et beaucoup d'hommes sont nécessaires, les voisins sont sollicités ainsi que leurs chevaux.


    D'abord, la grosse charrue (400kg) du forgeron est-elle disponible? Il la louait à la journée, à tous les gens de la commune qui en avait besoin, il fallait qu'elle soit disponible.

 

    C'est bon les amis, elle sera libre.

    A demain alors pour nettoyer le terrain. !!! 


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