la Bretagne, l'apprentissage de la langue bretonne et les merveilles de la nature: animaux, fleurs.. et mon histoire d'amour. Je ne savais pas que je pouvais écrire comme il faut que je sois passionnée!!
Au berceau des enfeus D’une noire basilique Les cardinaux s’égrènent Au fil des pardons Que des paysans havres Burinés par l’ascèse Dans leurs costumes brodés Sont venus révérer
Ces enfants de l’ankou Nourris par la misère En contrées si austères Ne connaissent que la peur De danser en enfer Le plinn des maudits Parce qu’il ont péché De vivre d’espérances
Ils s’en viennent du Poher Et même du Léon Dans ces austères Guingamp Saluer la vierge noire Dans leurs sabots cloutés Avec pour tout bagage La foi du charbonnier Et leurs chapeaux mités
Et nous ceux de la ville Rions bien de les voir S’enticher de statues Et d’icônes naïves Cependant que leurs femmes Trompées par les bateleurs Se chargent d’oripeaux Pour leurs enfants qui pleurent
Et pourtant nous savons Que de là nous venons Nous avons fuit la terre Pour finir à l’usine Dans la vapeur de fer Remplissant les chaudières Des fonderies Tanvez Ifern vugalé …
Les pardons, bien que n'ayant plus le même importance qu'au milieu du siècles dernier, les pardons donc sont encore assez suivis dans nos campagnes bretonnes. Avec ce poème je me suis retrouvée un peu dans mon enfance et les années suivantes : cette influence de l'église !!! Quant à la désertifaction de nos campagnes, je l'ai connue ou même subie, comme beaucoup d'entre nous !!!!Merci à ce poète pour ce petit moment de nostalgie .....Kénavo ar c'hentan
Un très beau poème, même si je ne comprends pas tout le vocabulaire... Les mots sont forts, les descriptions très parlantes. On sent ce poids de l'Eglise qui est aussi espoir pour les pauvres gens... Ce Pardon est coloré... La révolution industrielle est passée, le modernisme arrive...Toute une époque.Oui, bien beau poème.Merci.Gros bisous, Mamie heureuse !