Le Cloître-Pleyben:
Quand on a dit quelque chose et que l'on n'est pas vraiment cru, on dit alors:
- Si je mens que je sois avalé par la lune.
On certifie, ainsi, que celà est bien vrai. Je n'ai pas réussi à avoir le début de la phrase... pas cette fois.
lonket ga 'r loar (lonket gant ar loar)
lonket 'vin ga'r loar ... (je serai avalé par la lune...)
lonket ga'l loar ma me 'lâr gevier.
( avalé par la lune si je dis des mensonges)
Je sais, que ce n'est pas comme dans les livres (me après ma) mais c'est comme celà que ça été dit, par une autre personne.
Pourquoi une fois ar loar et une autre fois al loar. Ar loar a été dit par un bretonnant de naissance, qui ne lit ni n'écrit le breton. Al loar, par une personne beaucoup plus jeune, qui le lit et l'écrit.
De toutes les façons, ils avalent tellement les mots qu'à l'oreille il n'y a pas de différence. L'article n'est pas une chose importante, on ne l'entend presque pas.
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Version plutôt du Léon, même sens:
M'emaon o lavared gevier ra vezin lonket gant al loar = Si je mens que je sois avalé par la lune.
M'emaon o livañ gevier ra vezin stlapet an tan.
M' = ma
Version vannetaise, dans le sens inverse, on ne croit pas à ce qui vient d'être dit:
An dra-sen zo ken gwir èl 'ma Zant Yann mamm da Zoue = c'est aussi vrai que Saint Jean est la mère de Dieu.